La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

 Colloque de l'Onaps et du PRN2SBE  

16 janvier 2018, Dijon 

Les inscriptions sont ouvertes !   

Consacré à l'activité physique et à la sédentarité

chez les seniors

Définitions

Activité physique : tous les mouvements corporels produits par la contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique au-dessus de la dépense de repos. Elle comprend tous les mouvements de la vie quotidienne, y compris ceux effectués lors des activités de travail, de déplacement, domestiques ou de loisirs.

Activité physique adaptée (décret 20 12 2016) : pratique dans un contexte d'activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, basée sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires. 

Sport : toutes formes d'activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l'expression ou l'amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l'obtention de résultats en compétition de tous niveaux [1].

Sédentarité : Il est maintenant largement recommandé de distinguer les activités sédentaires des activités d’intensité légère et à distinguer leurs effets respectifs sur la santé [2]. Une confusion persiste encore entre ces termes d’inactivité et sédentarité :
L’inactivité caractérise un niveau insuffisant d’activité physique d’intensité modérée à élevée, ne permettant pas d’atteindre le seuil d’activité physique recommandé de 30 minutes d’AP d’intensité modérée, au moins 5 fois par semaine ou de 25 minutes d’AP intensité élevée au moins 3 jours par semaine pour les adultes. Pour les enfants et les adolescents, le seuil recommandé est de 60 minutes d’AP d’intensité modérée par jour.
La sédentarité ou "comportement sédentaire" est définie comme une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée (1,6 MET) : déplacements en véhicule automobile, position assise sans activité autre, ou à regarder la télévision, la lecture ou l’écriture en position assise, le travail de bureau sur ordinateur, toutes les activités réalisées au repos en position allongée (lire, écrire, converser par téléphone, etc.) [3].

MET ou Equivalent métabolique (Metabolic Equivalent Task) : unité indexant la dépense énergétique lors de la tâche considérée sur la dépense énergétique de repos [3]

- activités sédentaires < 1,6 MET ;

- 1,6 MET ≤ activités de faible intensité < 3 METs ;

- 3 METs ≤ activités d’intensité modérée < 6 METs ;

- 6 METs ≤ activités d’intensité élevée < 9 METs ;

- activités d’intensité très élevée ≥ 9 METs.

Santé : La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité [4]

      Définitions Onaps Définitions Onaps



[1] Charte européenne du sport révisée en 2001. Conseil de l'Europe, Comité des Ministres 

[2] Pate et al., 2008

[3] ANSES, 2016

[4] Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, adopté par la Conférence internationale sur la Santé en 1946

 


Partager via un média social

Ne manquez pas le colloque Vieillir en santé organisé par l'Onaps et le PRN Sport Santé Bien Etre le 16 janvier à Dijon !Cliquez sur l'image pour vous inscrireCliquez sur l'image pour vous inscrire

 

 

La parole est donnée à ...

Pour chaque parution de la lettre électronique, une interview est réalisée auprès d'une personnalité. L'interview est disponible dans son intégralité dans cette rubrique.                     

 

Numéro 7 La parole est donnée à...Daniel Rivière, Service d’exploration de la fonction respiratoire et de médecine du sport, clinique des voies respiratoires au CHU de Toulouse.
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger

 

Extrait : Justement, que faire à domicile pour lutter contre la sédentarité, notamment une fois à la retraite ?

Réaliser les exercices de souplesse à domicile ne pose pas de problème. Pour les exercices d’équilibre, vous pouvez être debout les yeux ouverts puis fermés, marcher le long d’une ligne au sol éventuellement en faisant une double tâche, par exemple marcher et compter en même temps. Le renforcement musculaire à domicile est d’une facilité déconcertante. Quand vous vous asseyez sur une chaise et que vous vous levez 10-12 fois, ou quand vous vous appuyez contre un mur et que vous pliez et repliez les bras, vous faites du renforcement musculaire. Le plus difficile à réaliser au domicile, ce sont les 30 minutes d’activité physique cardio-vasculaire à intensité modérée ou les 15 minutes à forte intensité, car cela correspond plutôt à de la marche, du vélo, de la natation. La personne peut toujours acheter un vélo ou un rameur d’appartement mais l’expérience m’a montré qu’il y a beaucoup de vélos d’appartement dans les caves et les greniers.

 

   
 Numéro 6  La parole est donnée à... Christelle Repond, infirmière libérale et infirmière déléguée à la santé publique (IDSP) au sein de l’association ASALEE..

Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger

 

Extrait :  Revenons à votre « spécificité », infirmière ayant intégré le protocole de coopération ASALEE, qu’est-ce que cela signifie ? Quelles sont vos missions dans ce cadre ?

ASALEE c’est l’acronyme de « Action de santé libérale en équipe ». L’association regroupe des médecins libéraux, des infirmier(e)s et une équipe d’ingénieurs en santé. En 2004, une expérimentation a été menée dans les Deux-Sèvres à l’initiative de médecins qui pensaient que cela serait intéressant de travailler avec des infirmier(e)s pour faire des suivis optimisés, notamment des maladies chroniques, et pour que les patients gagnent en qualité de vie. Cette expérimentation a été évaluée et jugée efficiente. Il y a maintenant un déploiement national avec environ 400 infirmier(e)s participant au dispositif ASALEE sur le territoire. Dans ce cadre, nous avons des protocoles bien établis...

   
 Numéro 5  La parole est donnée à... la Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée (SFP-APA).
Cliquez pour télécharger Cliquez pour télécharger

 

Extrait :Que signifie « être enseignant APA » ? En quoi l’exercice de son métier, de son quotidien est-il différent de celui d’un professeur d’éducation physique et sportive (EPS) ou d’un éducateur sportif ?

BC : Les professeurs d’EPS, en majorité, exercent dans un établissement scolaire, et les éducateurs sportifs dans « le milieu ordinaire ».

Ce qui nous diffère, c’est la formation. Nous avons un tronc commun avec les professeurs d’EPS en licence universitaire STAPS mais dès la deuxième année, nous avons une spécialisation sur l’approche des maladies chroniques et des situations de handicap afin de proposer des activités physiques dans le cadre d’un projet global autour de la personne. Nous prenons en compte ses besoins physiologiques, sociaux, psychologiques et l’idée de l’APA n’est pas que la personne pratique une activité sportive définie, ce n’est pas notre priorité. Pour nous, l’activité physique est un moyen d’amener la personne à une stabilisation ou à une amélioration de sa situation de santé au sens large, par la pratique régulière d’une activité physique qui lui corresponde.

   
Numéro 4 La parole est donnée à... Jean-Michel Oppert, professeur de Nutrition à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et chef du service de Nutrition de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP).
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger

 

Extrait : De quelles solutions dispose-t-on pour limiter les facteurs de risques d’inactivité et de sédentarité : au travail, dans sa ville, dans son logement, dans les transports ?

Que pourrait-on proposer en termes d’aménagement par exemple ? Je ne suis pas aménageur (rires). Mais nous savons par exemple que si l’on favorise les transports urbains collectifs, les gens marcheront plus. Dans les environnements où il est facile d’aller d’un endroit à l’autre, les personnes marchent davantage. Il y a aussi les aspects liés à l’esthétique des quartiers, à la sécurité et à la façon dont le trafic automobile est régulé.

C’est un peu la guerre entre les piétons et les automobilistes : pour qu’un endroit soit favorable aux déplacements actifs, un minimum d’aménagement est nécessaire pour cela. Or nous savons que les villes ont été d’abord construites autour du concept de la voiture au cours des 50 dernières années, sauf quelques exceptions. 

   
   Numéro 3  La parole est donnée à... Jacques Bigot, responsable du Pôle ressources national Sport Santé Bien-Etre à Vichy.       
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger   
           

 

Extrait : Pouvez-vous me parler des réalisations/travaux déjà accomplis par le Pôle ressources national Sport Santé Bien-Etre?

Le PRN2SBE a déjà édité des fiches thématiques sous la coordination de Martine Duclos, notamment sur :

 « sport, santé, AP, sédentarité : de quoi parle-t-on ? »,
« les APS : une pratique régulière au service de la santé »,
« les APS : bénéfices sur la santé des seniors »
« les APS : bénéfices sur la santé des jeunes ».

 Des pastilles vidéo ont également été réalisées sur ces thématiques. Un colloque sur le thème « APS : un enjeu pour la santé » a aussi été organisé.

              
 Numéro 2  La parole est donnée à... Mark Tremblay, Directeur du HALO (Healthy Active Living and Obesity Research) au Children’s Hospital of Eastern Ontario Research Institute et Professeur de Pédiatrie à la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger

Extrait : En votre nom de fondateur/leader du réseau international Sedentary Behavior Research Network, que pensez-vous de la prise de conscience mondiale des effets de cette sédentarité ? Quelle est votre vision de son évolution dans les années à venir ?

Je crois que la prise de conscience mondiale est faible mais augmente rapidement. Nous, au SBRN, si je peux parler au nom du réseau, nous sommes heureux des progrès qui ont été faits. Ce n’est jamais assez rapide, il n'y a jamais assez d'argent, il n'y a pas suffisamment de politiques… C’est la façon de raisonner à laquelle nous sommes habitués pour sûr, mais c’est en train de changer très rapidement. Je suis chanceux de me rendre à des réunions au sommet avec de très hauts fonctionnaires, où jamais les gens ne se lèvent. Désormais je vois cela se produire avant même de l’avoir incité. Je vois les gens se lever, il y a un an cela ne se serait jamais produit. Les choses et leurs importances commencent à être comprises bien en aval. 

   
Numéro 1 La parole est donnée à... Martine Duclos, présidente du Comité scientifique de l’Onaps, médecin du sport et physiologiste, professeur des universités, praticien hospitalier, chef du service Médecine du sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont-Ferrand et conseillère scientifique auprès du ministère en charge des sports. 
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger Extrait : Pouvez-vous donner une définition de l’activité physique ?

La définition générale est celle de l’Organisation Mondiale de la Santé : tout mouvement lié à l’activité des muscles et qui va induire une dépense énergétique supérieure à la dépense énergétique de repos. De façon simple, nous faisons de l’activité physique dès que nous sommes debout et que nous commençons à bouger. L’activité physique est caractérisée par une durée, une intensité et une fréquence. Par exemple, lorsqu’il est recommandé de pratiquer « 30 minutes d’activité physique à intensité modérée 5 fois par semaine », la durée est donc d’au moins 30 minutes à chaque fois, avec une intensité modérée et une fréquence d’au moins cinq jours par semaine.