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Quand écran rime avec troubles du langage chez l’enfant

Regarder un écran (télévision, ordinateur, tablette, jeux vidéo, smartphone, etc.) est un comportement le plus souvent sédentaire qui a un impact sur la santé des individus, et en particulier des enfants. En plus des conséquences liées au temps passé assis, c’est une source de fatigue cognitive qui complexifie les tâches d’apprentissage pendant la journée.


Une étude récente* a évalué chez les enfants âgés de 3 à 6 ans le lien entre l’exposition aux écrans le matin avant d’aller à l’école et le développement de troubles primaires du langage (allant du simple retard de langage aux troubles spécifiques plus sévères du développement du langage).


L’étude montre que ces enfants ont trois fois plus de risques de présenter des troubles du langage. Le risque est multiplié par six dans le cas où l’enfant discute rarement, ou jamais, du contenu des écrans avec ses parents.
L’étude montre ainsi qu’en plus de la précocité de l’exposition aux écrans et de la durée, le moment de la journée où l’enfant est exposé a un impact sur sa santé, tout comme le fait de ne pas discuter du contenu des écrans avec ses parents.
L’Onaps rappelle qu’il est recommandé d’éviter l’exposition aux écrans pour les moins de 2 ans, et de la limiter à 1h par jour pour les enfants de moins de 6 ans, notamment le matin avant d’aller à l’école et le soir avant d’aller se coucher.
Les professionnels de santé et de la petite enfance ont un rôle majeur à jouer dans la prévention en informant les parents sur les risques encourus. Un échange entre parents et enfants apparaît par ailleurs nécessaire au sujet du contenu des écrans.


* Collet M. et al., L’exposition aux écrans chez les jeunes enfants est-elle à l’origine de l’apparition de troubles primaires du langage ? Une étude cas-témoins en Ille-et-Vilaine, 2019

définitionsdéfinitions

Activité physique : 

Tous les mouvements corporels produits par la contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique au-dessus de la dépense de repos. Elle comprend tous les mouvements de la vie quotidienne, y compris ceux effectués lors des activités de travail, de déplacement, domestiques ou de loisirs.
Les activités physiques d'intensité élevée ou soutenue sont des activités nécessitant un effort physique important et causant une augmentation conséquente de la respiration ou du rythme cardiaque.
Les activités physiques d'intensité modérée sont des activités qui demandent un effort physique modéré et causant une petite augmentation de la respiration ou du rythme cardiaque.

L’inactivité caractérise un niveau insuffisant d’activité physique d’intensité modérée à élevée, ne permettant pas d’atteindre le seuil d’activité physique recommandé de 30 minutes d’AP d’intensité modérée, au moins 5 fois par semaine ou de 25 minutes d’AP intensité élevée au moins 3 jours par semaine pour les adultes. Pour les enfants et les adolescents, le seuil recommandé est de 60 minutes d’AP d’intensité modérée par jour [3]. 

Activité physique adaptée :

Pratique dans un contexte d'activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, basée sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires.  (décret 20 12 2016)

Sport :

Toutes formes d'activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l'expression ou l'amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l'obtention de résultats en compétition de tous niveaux [1].

 

[1] Charte européenne du sport révisée en 2001. Conseil de l'Europe, Comité des Ministres 
[2] Pate et al., 2008

[3] ANSES, 2016
[4] Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, adopté par la Conférence internationale sur la Santé en 1946

Infographie : définition de la sédentaritéInfographie : définition de la sédentaritéSédentarité :

Il est maintenant largement recommandé de distinguer les activités sédentaires des activités d’intensité légère et à distinguer leurs effets respectifs sur la santé [2]. Une confusion persiste encore entre ces termes d’inactivité et sédentarité :

La sédentarité ou "comportement sédentaire" est définie comme une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée (1,6 MET) : déplacements en véhicule automobile, position assise sans activité autre, ou à regarder la télévision, la lecture ou l’écriture en position assise, le travail de bureau sur ordinateur, toutes les activités réalisées au repos en position allongée (lire, écrire, converser par téléphone, etc.) [3].

[3] ANSES, 2016

Infographie : définition des transports actifsInfographie : définition des transports actifsTransports (ou modes) actifs :

Les transports actifs comprennent toutes les formes de transport pour lesquelles l'énergie est fournie par l'être humain: la marche, la bicyclette, les rollers, la trottinette, mais aussi l'utilisation d'un fauteuil roulant non motorisé, de raquettes à neige, etc.

Santé : 

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité [4].

Sport-santé : 

Le sport-santé recouvre la pratique d’activités physiques ou sportives qui contribuent au bien-être et à la santé du pratiquant conformément à la définition de la santé par l’organisation mondiale de la santé (OMS) : physique, psychologique et sociale.

MET ou Equivalent métabolique (Metabolic Equivalent Task)

Unité indexant la dépense énergétique lors de la tâche considérée sur la dépense énergétique de repos [3]
        - activités sédentaires < 1,6 MET ;
        - 1,6 MET ≤ activités de faible intensité < 3 METs ;
        - 3 METs ≤ activités d’intensité modérée < 6 METs ;
        - 6 METs ≤ activités d’intensité élevée < 9 METs ;
        - activités d’intensité très élevée ≥ 9 METs.

 [3] ANSES, 2016
[4] Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, adopté par la Conférence internationale sur la Santé en 1946

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