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Le colloque de l'Onaps, " Des actifs... Actifs  !  Bouger et limiter la sédentarité au travail ", a eu lieu les 29 et 30 janvier 2019 à Vichy. 

Les actes du colloque sont  disponibles ici.

 

 


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La parole est donnée à ...

Pour chaque parution de la lettre électronique, une interview est réalisée auprès d'une personnalité. L'interview est disponible dans son intégralité dans cette rubrique.                     

 

Numéro 14  
La parole est donnée à...Vincent Kaufmann, professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).
Vincent KaufmannVincent Kaufmann 
Extrait :  Quels sont les leviers d’action pour favoriser nos déplacements en mode de transports actifs, que ce soit en zones urbaines, péri-urbaines et rurales ?
 
C'est différent selon les contextes géographiques. En zone urbaine la situation est plutôt favorable : le report modal est constaté en milieu urbain
d’après les statistiques et l'évolution de la mobilité. C'est probablement en zone urbaine que les choses sont les plus faciles à produire même si on peut déplorer un manque des stratégies de communication et de l'aménagement urbain. La qualité de l'aménagement pour les piétons et des cyclistes en milieu urbain est importante. 
La distance en milieu périurbain est une difficulté. C'est-à-dire que l'on est quand même sur les tissus périurbains comprenant des maisons individuelles étendues sur des kilomètres, avec les boîtes à chaussures à côté que sont les hypermarchés, les cinémas, les lieux du travail.
Numéro 13 La parole est donnée à... Docteur Khalid Djeriri, Président de la Société de Médecine du Travail Région Auvergne (SMTRA) et médecin du travail à ENEDIS-GRDF.
Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger  Extrait : Comment le médecin du travail peut-il conseiller et promouvoir la pratique d’activités physiques en milieu professionnel ? Promouvoir la lutte contre la sédentarité ?

Les outils sont d'abord l'échange que les médecins du travail peuvent avoir avec les salariés tous les 2 ans, voire plus souvent quand cela s’avère nécessaire. Cela passe par un suivi régulier avec le service de santé au travail qui peut s'intéresser notamment aux personnes sédentaires au travail. Ceux déjà actifs dans leur travail ont besoin de se reposer le weekend pour récupérer ; il ne faut pas les surchauffer au risque d’entraîner des sollicitations de type TMS.
Notre rôle est surtout important par rapport à la population active sédentaire. Il faut promouvoir l'activité physique y compris domestique (ménage, jardinage…). S'ils pratiquent en plus une activité sportive de façon régulière, c'est un élément important à évaluer. 

 

   
Numéro 12  La parole est donnée à... Brice Canot, médecin, Président du Réseau Sport Santé Bien-Être Champagne-Ardenne
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 Extrait : Vous êtes Président du Réseau Sport Santé Bien-Être en Champagne-Ardenne. Quel est le but du réseau ? À qui s’adresse-t-il ?

Le réseau s'adresse en premier lieu aux patients atteints de pathologie(s) chronique(s) : nous ne nous restreignons pas aux affections de longue durée, toutes les pathologies chroniques sont concernées. Le but du réseau est de coordonner et mettre en œuvre un parcours sport santé sur le territoire de l'ancienne Champagne-Ardenne mais nous ne sommes pas rémunérés pour dispenser de l'activité physique.

Notre objectif principal est que les professionnels de santé avec lesquels nous travaillons orientent les patients vers le parcours. Le réseau a également pour mission la participation à la formation des acteurs de la santé et du sport, c’est à dire principalement les infirmiers, les masseurs- kinésithérapeutes, les médecins, les éducateurs médico-sportifs et les coachs sport santé, toujours en partenariat avec des acteurs issus de chaque discipline.

   
Numéro 11 La parole est donnée à.. .Angelo Tremblay, Professeur de kinésiologie à l’Université Laval à Québec 

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 Extrait : Vous êtes professeur au Département de kinésiologie de l’université Laval, quelle est cette discipline ? Quel est le lien avec l’activité physique ?

La kinésiologie est l'étude de l'être humain en mouvement. Cela consiste en l'étude des effets de la pratique du mouvement et de l'activité physique et de ce fait cela intègre plusieurs préoccupations : - des questions psychosociales qui concernent l'engagement, la motivation à être actif ; - des préoccupations de santé, notamment ce qui a trait à l'impact de l'activité physique sur la condition des individus mais aussi de quelle manière la condition des individus affecte la pratique de l'activité physique ; - une dimension de biomécanique, à savoir comment bien exécuter un geste en fonction des règles de la physique et en fonction des particularités anatomiques des individus.

 

 

Numéro 10 La parole est donnée à... Aurélie Charasse, Cadre technique national sport adapté, Fédération Française du sport adapté- Ministère des sports
 Cliquez pour téléchargerCliquez pour télécharger Extrait : Les JO à Paris 2024 peuvent-ils améliorer l’accessibilité au sport adapté et au sport adapté de haut niveau ? Donner plus de visibilité à ces sportifs ?

Les JO en 2024 en France représentent un défi auquel tout le monde a envie de prendre part. Il faudrait que cela permette d’identifier de façon plus importante encore au niveau français, la place du sport adapté et de handisport, pour accompagner tous les sportifs. Pour les JO de Londres, un travail conséquent avait été engagé sur l’accessibilité et la communication. Il y avait eu une vraie médiatisation des jeux paralympiques. Nous concernant, nous visons déjà les jeux paralympiques d’été à Tokyo en 2020, et si déjà nous décrochons une ou deux médailles cela sera une très bonne visibilité. En effet, ramener une médaille valorise tout le travail des sportifs, des acteurs, des associations de sport adapté. Pour notre fédération, le haut niveau doit tracter tout le monde vers un projet d’AP pour ce public, un projet au quotidien.

   
Numéro 9 La parole est donnée à...Thierry Fauchard, Chargé de mission, Stratégie Sport Santé à la Mutuelle des Sportifs
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  Extrait : Les mutuelles doivent-elles intégrer systématiquement le sport sur ordonnance dans tous leurs contrats ?

Je le souhaite fortement et c’est la mission que nous nous donnons à la Mutuelle des Sportifs. Faire en sorte que l’APS et notamment l’APA puisse être remboursée par le régime complémentaire. Aujourd’hui une dizaine de mutuelles, assureurs et instituts de prévoyance s’y sont mis. L’intérêt majeur des instituts de prévoyance est de l’insérer dans les contrats collectifs des entreprises. Parmi nos souscripteurs, nous avons un institut de prévoyance qui propose par exemple notre offre à 10 000 salariés. Nous souhaitons bien évidemment que les mutuelles et instituts de prévoyance souscrivent cette garantie auprès de nous.
Nous sommes sans nul doute au début d’une histoire sur la prévention. 

   
Numéro 8
La parole est donnée à... Marcos Weil, urbaniste-paysagiste, directeur associé de la société Urbaplan et responsable ressources humaines et marché genevois.
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 Extrait : Comment encourager l'activité physique des enfants et des personnes âgées ?

Plusieurs études démontrent que si les enfants ont la possibilité de sortir librement et facilement de chez eux et être dans un environnement sécurisé ; c’est-à-dire non envahi par les voitures et où ils peuvent avoir des activités sociales, sportives, ludiques, ils le font vraiment plus volontiers que de regarder la télévision.

L’espace de pied d’immeuble doit ainsi voir un caractère domestique, qu’il soit un prolongement du logement, qu’il permette aux enfants de s’approprier et de découvrir leur environnement au fur et à mesure qu’ils grandissent, de manière à ce qu’ils puissent développer leur autonomie et des activités physiques et sociales.
   
Numéro 7 La parole est donnée à...Daniel Rivière, Service d’exploration de la fonction respiratoire et de médecine du sport, clinique des voies respiratoires au CHU de Toulouse.
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 Extrait : Justement, que faire à domicile pour lutter contre la sédentarité, notamment une fois à la retraite ?

Réaliser les exercices de souplesse à domicile ne pose pas de problème. Pour les exercices d’équilibre, vous pouvez être debout les yeux ouverts puis fermés, marcher le long d’une ligne au sol éventuellement en faisant une double tâche, par exemple marcher et compter en même temps. Le renforcement musculaire à domicile est d’une facilité déconcertante. Quand vous vous asseyez sur une chaise et que vous vous levez 10-12 fois, ou quand vous vous appuyez contre un mur et que vous pliez et repliez les bras, vous faites du renforcement musculaire. Le plus difficile à réaliser au domicile, ce sont les 30 minutes d’activité physique cardio-vasculaire à intensité modérée ou les 15 minutes à forte intensité, car cela correspond plutôt à de la marche, du vélo, de la natation. La personne peut toujours acheter un vélo ou un rameur d’appartement mais l’expérience m’a montré qu’il y a beaucoup de vélos d’appartement dans les caves et les greniers.

 

   
 Numéro 6  La parole est donnée à... Christelle Repond, infirmière libérale et infirmière déléguée à la santé publique (IDSP) au sein de l’association ASALEE..

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 Extrait :  Revenons à votre « spécificité », infirmière ayant intégré le protocole de coopération ASALEE, qu’est-ce que cela signifie ? Quelles sont vos missions dans ce cadre ?

ASALEE c’est l’acronyme de « Action de santé libérale en équipe ». L’association regroupe des médecins libéraux, des infirmier(e)s et une équipe d’ingénieurs en santé. En 2004, une expérimentation a été menée dans les Deux-Sèvres à l’initiative de médecins qui pensaient que cela serait intéressant de travailler avec des infirmier(e)s pour faire des suivis optimisés, notamment des maladies chroniques, et pour que les patients gagnent en qualité de vie. Cette expérimentation a été évaluée et jugée efficiente. Il y a maintenant un déploiement national avec environ 400 infirmier(e)s participant au dispositif ASALEE sur le territoire. Dans ce cadre, nous avons des protocoles bien établis...

   
 Numéro 5  La parole est donnée à... la Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée (SFP-APA).
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 Extrait :Que signifie « être enseignant APA » ? En quoi l’exercice de son métier, de son quotidien est-il différent de celui d’un professeur d’éducation physique et sportive (EPS) ou d’un éducateur sportif ?

BC : Les professeurs d’EPS, en majorité, exercent dans un établissement scolaire, et les éducateurs sportifs dans « le milieu ordinaire ».

Ce qui nous diffère, c’est la formation. Nous avons un tronc commun avec les professeurs d’EPS en licence universitaire STAPS mais dès la deuxième année, nous avons une spécialisation sur l’approche des maladies chroniques et des situations de handicap afin de proposer des activités physiques dans le cadre d’un projet global autour de la personne. Nous prenons en compte ses besoins physiologiques, sociaux, psychologiques et l’idée de l’APA n’est pas que la personne pratique une activité sportive définie, ce n’est pas notre priorité. Pour nous, l’activité physique est un moyen d’amener la personne à une stabilisation ou à une amélioration de sa situation de santé au sens large, par la pratique régulière d’une activité physique qui lui corresponde.

   
Numéro 4 La parole est donnée à... Jean-Michel Oppert, professeur de Nutrition à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et chef du service de Nutrition de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP).
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 Extrait : De quelles solutions dispose-t-on pour limiter les facteurs de risques d’inactivité et de sédentarité : au travail, dans sa ville, dans son logement, dans les transports ?

Que pourrait-on proposer en termes d’aménagement par exemple ? Je ne suis pas aménageur (rires). Mais nous savons par exemple que si l’on favorise les transports urbains collectifs, les gens marcheront plus. Dans les environnements où il est facile d’aller d’un endroit à l’autre, les personnes marchent davantage. Il y a aussi les aspects liés à l’esthétique des quartiers, à la sécurité et à la façon dont le trafic automobile est régulé.

C’est un peu la guerre entre les piétons et les automobilistes : pour qu’un endroit soit favorable aux déplacements actifs, un minimum d’aménagement est nécessaire pour cela. Or nous savons que les villes ont été d’abord construites autour du concept de la voiture au cours des 50 dernières années, sauf quelques exceptions. 

   
   Numéro 3  La parole est donnée à... Jacques Bigot, responsable du Pôle ressources national Sport Santé Bien-Etre à Vichy.       
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 Extrait : Pouvez-vous me parler des réalisations/travaux déjà accomplis par le Pôle ressources national Sport Santé Bien-Etre?

Le PRN2SBE a déjà édité des fiches thématiques sous la coordination de Martine Duclos, notamment sur :

 « sport, santé, AP, sédentarité : de quoi parle-t-on ? »,
« les APS : une pratique régulière au service de la santé »,
« les APS : bénéfices sur la santé des seniors »
« les APS : bénéfices sur la santé des jeunes ».

 Des pastilles vidéo ont également été réalisées sur ces thématiques. Un colloque sur le thème « APS : un enjeu pour la santé » a aussi été organisé.

              
 Numéro 2  La parole est donnée à... Mark Tremblay, Directeur du HALO (Healthy Active Living and Obesity Research) au Children’s Hospital of Eastern Ontario Research Institute et Professeur de Pédiatrie à la faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.
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 Extrait : En votre nom de fondateur/leader du réseau international Sedentary Behavior Research Network, que pensez-vous de la prise de conscience mondiale des effets de cette sédentarité ? Quelle est votre vision de son évolution dans les années à venir ?

Je crois que la prise de conscience mondiale est faible mais augmente rapidement. Nous, au SBRN, si je peux parler au nom du réseau, nous sommes heureux des progrès qui ont été faits. Ce n’est jamais assez rapide, il n'y a jamais assez d'argent, il n'y a pas suffisamment de politiques… C’est la façon de raisonner à laquelle nous sommes habitués pour sûr, mais c’est en train de changer très rapidement. Je suis chanceux de me rendre à des réunions au sommet avec de très hauts fonctionnaires, où jamais les gens ne se lèvent. Désormais je vois cela se produire avant même de l’avoir incité. Je vois les gens se lever, il y a un an cela ne se serait jamais produit. Les choses et leurs importances commencent à être comprises bien en aval. 

   
Numéro 1 La parole est donnée à... Martine Duclos, présidente du Comité scientifique de l’Onaps, médecin du sport et physiologiste, professeur des universités, praticien hospitalier, chef du service Médecine du sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont-Ferrand et conseillère scientifique auprès du ministère en charge des sports. 

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Extrait : Pouvez-vous donner une définition de l’activité physique ?

La définition générale est celle de l’Organisation Mondiale de la Santé : tout mouvement lié à l’activité des muscles et qui va induire une dépense énergétique supérieure à la dépense énergétique de repos. De façon simple, nous faisons de l’activité physique dès que nous sommes debout et que nous commençons à bouger. L’activité physique est caractérisée par une durée, une intensité et une fréquence. Par exemple, lorsqu’il est recommandé de pratiquer « 30 minutes d’activité physique à intensité modérée 5 fois par semaine », la durée est donc d’au moins 30 minutes à chaque fois, avec une intensité modérée et une fréquence d’au moins cinq jours par semaine.